MIDI FESTIVAL : JOUR 3


Pour un dernier soir de festival, le lieu idéal est indéniablement la Villa Noailles, véritable forteresse d'inspiration, labyrinthe d'émotions et délice pour les yeux. On faisait donc nos adieux au Midi Festival dans une nébuleuse à la somptueuse bande originale. 



Francis Lung : poésie blanche



Alors qu'on dansait joyeusement la veille devant Los Porcos, Francis Lung revenait ce soir là en solo, toujours de blanc vêtu. Et l'on comprend vite pourquoi cette non-couleur ne le quitte pas. Il y a bien une certaine forme de pureté dans sa musique, ses petites mélodies travaillées et soignées, polies telles des pierres précieuses. Et quel plus bel écrin lui donner qu'une prestation à la justesse effarante ? Très vite, Francis quitte la scène pour chanter ses poèmes rugueux au plus près du public, établissant un lien direct entre ses mots et nos cerveaux en ébullition. Une prestation comme une illustration de l'esprit du Midi Festival où il n'y a pas besoin de pass pour tisser des liens avec les artistes. 


Christopher Owens


Personnage énigmatique autant que solaire, Christopher Owens touche toujours par sa capacité à faire étalage de ses sentiments dans leur plus simple appareil, dévoilant à la fois leur singularité et leur universalité (puisqu'ils nous touchent sans qu'on les connaisse forcément). Son concert au Midi en est la preuve exacte. Comment ne pas être ému dans son live quand on sait ce que ce lieu représente pour lui ? En effet, c'est en territoire hyérois qu'il a rencontré en 2008 la muse ayant inspiré son dernier album, Lysandre. L'émotion tient donc autant dans l'expression de son visage que dans ses accords et sa voix.

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Only Real : un King Krule façon fun

Second rouquin de cette édition du Midi, Only Real envoie son hip hop mélodieux de jeune blanc made in classe moyenne. Comme avec le King, on se laisse porter par les bonnes vibes et le conte d'une jeunesse vibrante, enjouée et décomplexées. Les couples qui s'embrassent à l'arrière d'une voiture (Backseat Kissers), l'été avec les potes : tout se partage entre le groupe et le public. Un concert qu'il fait bon vivre. 



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Temples



Pour le dernier concert du Midi, l'émotion est à son comble avec le psychédélisme doux comme un premier baiser de Temples. Cette jeune formation dose parfaitement onirisme et poigne rock'n'roll. Les yeux fermés, la tête levée vers l'infini de la nuit et le rythme dans les hanches ; leur set se savoure comme un été d'insouciance. Colours to life va chercher la beauté du paysage hyérois et nous l'injecte en plein coeur : le moment est magique, parfait dans le cadre de la Villa Noailles et ultime pour un dernier soir de festival où l'on veut s'imprégner d'un maximum de souvenirs et de bonnes ondes. Tout ce qu'il y avait de bonheur à prendre et à partager au Midi Festival ressort dignement dans leur set.


Photos et texte : Jessyka

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