THIS IS NOT A LOVE SONG FESTIVAL : JOUR 3



THIS IS NOT A LOVE SONG : JOUR 3

Le troisième jour du TINALS se fait dans une ambiance skate : on s'ambiance en attendant impatiemment la performance de Dinosaur Jr le soir même. La rampe est particulièrement prisée et les glissades sont accompagnés par le playlist de … de … On se pose au soleil, oubliant le vent, et on se prépare doucement à se remettre dans le bain pour une soirée à la hauteur de nos attentes. TADOT vous raconte ses expériences mouvementées.


BIRTH OF JOY


Birth of Joy porte bien son nom et lorsque l'on rentre dans la salle – que ce soit en connaissance de cause ou pas- on sent la joie nous envahir. C'est la renaissance de la joie, de l'emportement musical que l'on avait quitté la veille pour un peu de repos. Pour un groupe qui passe en début de soirée Birth of Joy fait danser tout le monde avec son rock détonnant. L'énergie du chanteur est frappante et sa voix puissante. Quand on le regarde on replonge dans les 70's avec sa chemise façon Jim Morrison qui accentue ses intonations à la Doors.  C'est une invitation à perpétuer cette joie toute la soirée et le groupe nous y incitera en venant danser à chacun des concerts et en ambiançant le patio dès qu'ils en avaient l'occasion. 


MAC DEMARCO


On rentre vite vite dans le club pour ne surtout rien rater de Mac DeMarco. Le concert s'annonce bien : une vidéo s'apprête à être projeté sur scène et connaissant ce bon Mac on peut être surs qu'il y a œuvré et que nous allons beaucoup rire! Petits remerciements en début de concert, ses musiciens souriants ont l'air heureux d'être là (+1000 pour la casquette du bassiste). Mac semble timide malgré son charisme épatant qui resurgit dès les premières notes. Il commence par nous Cooking Up Something Good : le groove est installé, sans prétention ni prise de tête et l'on a l'impression d'être entre amis. Mac et ses mimiques se détachent sur la vidéo dans laquelle se croisent publicités des 90's, vidéos  trouvées sur internet et séquences du bonhomme jouant devant la caméra. Tout se mélange dans une parfaite harmonie : les variations de voix, les petits solos des musiciens, son jeu de scène... on danse, on rit, on se sent bien. Beaucoup de chansons d'amour  s’enchaînent avec Viceroy, My Kind Of Woman, She's Really All I Need, Still Together... jamais ridicule et toujours dans un second degré assumé, accentué par cette sublime vidéo. Voir Mac DeMarco en concert revient à passer un moment inoubliable et l'on est définitivement fans de cet artiste touche à tout.


BASS DRUM OF DEATH


Bass Drum Of Death était pour nous l'un des groupes les plus attendus de la soirée. Leur rock'n'roll authentique de branleurs talentueux nous avait séduit depuis l'album GB City sorti en 2010. Alors qu'ils reviennent sur le devant de la scène avec un nouvel album prévu pour le mois de Juin, BDOD semblent plus énergiques et turbulents que jamais. Difficile pourtant de quitter le club à temps pour voir le début de leur set tant Mac DeMarco nous a emprisonnés dans son univers. Lorsqu'on arrive John Barrett, l'homme à tout faire du groupe – qui était un one-man band à ses débuts - , se déchaîne sur sa guitare et joue d'une voix à se pâmer. L'on découvre dans ses intonations un côté Black Rebel Motorcycle Club, moins perceptible sur album, qui n'est pas pour nous déplaire. Leur performance est particulièrement bien réglée et contraste avec l'énergie plus adolescente qui se dégage de leurs disques. L'on est surpris par leurs attitudes de grands du rock'n'roll alors qu'ils sont encore très jeunes. Le deuxième guitariste se contorsionne dans tous les sens sous l'oeil aiguisé des photographes qui devaient être aux anges. Le batteur marque le rythme de nos propres contorsions et l'on veut bien finir les os broyés sur Leaves, frappante de sincérité et qui fait à la fois monter les larmes et l'excitation, ou sur Shattered Me, premier single d'un nouvel album qui s'annonce grand. TINALS marque des points avec ce groupe à suivre de très près, futures pointures d'un rock'n'roll en plein renouveau.                    


DINOSAUR JR


On les attendait tellement, les Dinos du rock Indé, ceux qui ont influencé des dizaines de groupes, ils sont là devant nous! Jay Mascis devant ses six amplis fait voler ses cheveux argentés quand Lou et Murph commencent à envoyer. Retour aux sources, Dinosaur jr est de ces groupes qui te donnent autant de frissons et d'émotions que l'envie de te jeter dans la foule qui ce soir était violemment en forme. Une bonne partie du concert fut rythmée des pogos du public, rejoins par les musiciens de Mac Demarco ;  un bon connaisseur cri « Deep Wounds » et quelques minutes plus tard, la grande salle retenti au son hard-rock de la jeunesse de Lou et Jay.
L'émotion se conjugue à la sauce épileptique : l'envie de se briser les os un par un en entrechoquant son corps frêle contre un public déchaîné se fait aussi grande que celle de s'arrêter et simplement prêter une oreille des plus attentives à cette guitare d'une profonde tristesse, à cette basse qui vient la réconforter et à ces percus qui lui redonnent le goût de vivre et l'envie de se battre. Cette harmonie est cousue au fil d'or par la voix d'un Jay Mascis qui semble accommodé à une douleur de vivre. Il agit en thérapeute en nous ôtant toutes nos angoisses : plus rien n'est grave, l'on est pas seul et l'on peut toujours se battre ou faire avec. Watch The Corners est alors un grand moment de poésie : l'intensité de ce morceau fait tourner la tête et monter les larmes, ce qui n'est pas rien aux vues de l'énergie rock du titre qui aurait pu nous faire danser sans préoccupations. Dinosaur Jr apaise autant qu'il détruit. Mais la destruction s'opère sur les mauvaises ondes et l'on est parés pour la suite, prêts à profiter de chaque seconde.  
Le concert se finit dans la tristesse, les larmes mélangées à la sueur, et alors que nous restons le cœur imprégné de ce moment magique. Mascis jette son médiator, et les fans se ruent dessus.


VETO


Pour ce troisième jour de festival inutile de vous dire que l’on commence à fatiguer et  que le temps file à une vitesse incroyable. C’est donc avec un peu de retard que l’on arrive pour le concert de Veto, groupe qui nous était encore inconnu. La salle se remplit très vite sans que l'on puisse l’expliquer. En effet, il nous semble encore une fois nous trouver devant un artiste qui, par nostalgie des années 80, chante comme Ian Curtis…mais tu n’es pas Ian Curtis, dommage. Difficile d’accrocher avec cette voix qui nous parait traduire un mal-être théâtrale, au bord des larmes… mais vas y pleure un bon coup après on va faire la fête, allez va tout va bien se passer pour toi, tu as des super musiciens. Bien décidées à faire un effort, car ma confiance en Come On People est sans limite, on s’avance au devant de la scène pour rejoindre le public qui semble comprendre mieux que nous ce qu’il se passe. Après bien 10 minutes on laisse nos corps aller sur ce fond sonore qui nous plaît bien. Petit à petit on finit par comprendre, écouter attentivement et se sentir bien. Encore une fois on fait une découverte qui nous ouvre un peu plus l’esprit à une musique qui ne nous parlait pas initialement. Agréablement surprises par cette découverte et contentes d’avoir fait l’effort de me plonger dans cet univers, on quitte la salle beaucoup moins fatiguéeq et plus motivées que jamais pour la suite et on était encore loin de me douter de ce qui nous attendait.


BLACK STROBE


Ca faisait bien une demi-heure que l’on cherchait désespérément à vider le peu d’énergie qu’il nous restait en dansant frénétiquement. On a pas eu à attendre plus longtemps, Black Strobe avait déjà commencé depuis peu : on s’avance alors au milieu de la foule pour reprendre la même place que pour le set de Veto. J’ai eu peur, très très peur lorsqu’Arnaud Rebotini s’est avancé au bord de la scène en disant ‘My mum told me…’ Non mec, t’as pas de mère c'est pas possible, c’est les dieux qui t‘ont fondé de toute pièce avec des énormes pierres, aucune femme ne peu enfanter un homme pareil tant il est démesuré. Devant ce personnage qui me semble être parfait pour incarner Johnny Halliday à la foire d’Arras je m’incline très vite car il a très bien choisi sa voie. Je suis subjuguée par cette présence sur scène et j’espère pour lui que sa salle de repet est au moins deux fois plus grande d’ailleurs. Il nous fera danser comme on nous l’avait dit, c’était un régal mais pressées par le temps, l’on décide quitter la salle (avec beaucoup de difficultés) pour ne pas louper le début de Tnght.



TNGHT


La soirée se termine dans la grande salle avec l'électo barrée de TNGHT. Avec leurs dégaines de grands rigolos, ils se préparent à jouer avec notre énergie tant qu'ils pourront. Ils alternent sans cesse de grands moments de sons à dégommer tous les balais dans le cul et des moments plus planants à transformer nos horizons en kaléidoscope. Hélas, les moments dansants ne durent jamais assez longtemps et les moments planants le sont de moins en moins car répétitifs et pas toujours les bienvenus. Heureusement, l'on veut tout donner pour ce dernier set et l'on fini par ne plus s'en préoccuper et simplement savourer les meilleurs moments, en goûter la moindre moelle et en aspirer la moindre goutte de sang. C'est donc vidés que l'on quitte Paloma cette nuit là mais une lueur dans nos yeux n'attendait que de se raviver pour le samedi soir à la folle programmation. 


Jessyka, Lisa et Alice S.



THIS IS NOT A LOVE SONG : JOUR 2




THIS IS NOT A LOVE SONG : JOUR 2

La fatigue ne se fait pas encore trop sentir lorsque l'on débarque à Paloma pour le deuxième jour du TINALS. C'est donc surexcitées que l'on s'apprête à manger la grosse salle, à lui soutirer toutes les expériences musicales et humaines les plus enrichissantes. Et l'on aime autant vous dire que la Paloma en regorgeait ce soir-là, des interviews fleuve-détente à l'enchaînement sur scène d'énergies complètement différentes mais toujours prenantes, en passant par les aventures de notre chroniqueuse Lisa au stand merchandising. Vous saurez tout.


MERCHANDISE


La soirée s'ouvre dans le Club avec les américains de MERCHANDISE, un nom 100% teinté d'ironie pour un groupe qui ne vendrait même pas de t-shirts. Leur énergie est froide et sombre, parfaite pour une ouverture car l'on aurait eu du mal à se projeter dans leur univers après avoir goûté à des groupes qui mettent naturellement le sourire aux lèvres (et ils étaient nombreux ce soir-là). La salle est à moitié pleine mais qu'importe, Merchandise font du mieux qu'ils peuvent, et c'est beaucoup. Carson Cox, chanteur et guitariste, nous plonge dans les ténèbres de sa voix et, surtout, de son âme avec des paroles déclarées comme des confidences et mimées lorsqu'il lâche son instrument. On démarre bien et ces mecs de Tampa, Floride (plus original que L.A, California) nous mettent dans l'ambiance de la soirée : des groupes venus d'un peu partout qui forment un tout cohérent car ils partagent la même volonté de partager, de dévoiler leur identité et nous la donner à déguster. MERCHANDISE en était le parfait  avant-goût.


THE INTELLIGENCE


On se sent toujours un peu bizarres lorsqu'on va voir un groupe qui s'est formé quand on avait cinq ans. C'est tout à fait le juste milieu entre « ce groupe que j'adore et qui s'est séparé des années avant ma naissance et que j'aime inconditionnellement à travers les années » et « ce groupe que j'adore qui s'est formé l'année de mon bac et qui dit ma vie ». Il y a toujours cette sensation que, si l'on adore leur musique, on ne peut pas tout à fait la comprendre car elle fait partie d'une époque qui n'est pas la nôtre et qui n'est pas assez ancienne pour que l'on puisse se l'approprier. On va donc voir The Intelligence comme des ados à la soif d'apprendre et ça fonctionne : Lars Finberg, le chanteur, nous apprend une certaine idée de la classe lorsqu'il rock'n'rolle proprement en gardant ses postures de type à la classe anglaise, au charme ricain et au talent des petits génies de la musique. La grande salle se chauffe et s'évade et on se prend une première claque, mais plutôt comme une frappe de grand frère sur la joue qui veut te dire «Allez, va, un jour tu comprendras le comment et le pourquoi». Ce qui ne nous empêchera pas de swinguer jusqu'à la dernière note.


MELODY'S ECHO CHAMBER



Le temps d'une cigarette et l'on passe dans le club où l'on sera victimes de l'information à outrance. J'avais refusé de m'intéresser au cas Melody's Echo Chamber, que la presse semblait vanter à en croire le nombre de fois où le visage de la chanteuse m'est apparu sur papier glacé, et souhaitait attendre ce concert à Paloma pour poser mon verdict. J'apprends dans l'après-midi que cette chanteuse médiatisée est la petite-amie du chanteur du Tame Impala et l'on me promet « le groupe de son mec avec une voix de fille » et que « ça rend super ». Naïve, et surtout fan de Tame Impala, je me réjouis d'avance. Hélas, on arrive dans le club lorsque le set s'ouvre sur un problème technique, heureusement géré avec humour. Le premier titre s'emballe et là c'est le drame : que fait donc cette voix de midinette sur une musique d'une si grande qualité, qui parvient d'entrer de jeu à nous noyer dans le psyché et les floraisons mentales ?! Corps et tête sont mitigés : mes jambes et mes hanches veulent se remuer en rythme mais mon cerveau me dit « stop ! Fais-donc attention à cette voix qui déraille souvent et fait toujours le même effet – presque nul – le reste du temps. » Les quelques chansons en français finissent de nous achever tant les paroles – quand elles nous parviennent, ce qui relève du miracle tant il lui faut d'effort pour faire sortir de ses cordes vocales quelque chose d'intelligible – sont bas de gamme : « fais-moi un bisou magique» ... Kikoo lol xptdr, tant qu'on y est. Et comme l'on est en festival, on ne résiste pas à l'envie de passer dans une autre salle voir ce qui s'y passe.


VALENCIA MOTEL


Après la déception Melody's Echo Chamber, on passe dans la grande salle pour une valeur sûre : les locaux de Valencia Motel. Sans surprise on danse et on rigole, les copains font les foufous et l'ambiance est bonne enfant. Mais quelque chose à changé sur scène. Depuis un an que nous ne les avions pas vus sur scène, le groupe a acquis une maturité incroyable et est parvenu à se détacher de ses influences parfois trop palpables à leurs débuts. Désormais, quelqu'un qui ne les connaissait pas aurait parfaitement pu penser qu'il s'agissait d'un groupe de la scène montante comme BRNS. De bons musiciens et une voix qui t'empêche de tenir en place, t'invite à la danse en continu nous font passer un agréable moment de détente rythmée et en famille !


JC SATAN

  

Le club se transforme en bar sombre. Le diable était bel et bien parmi nous hier soir dans cette ville de province et la jeunesse vient exorciser son mal de vivre dans une bourgade en dansant jusqu'à la transe, en se propulsant contre d'autres corps en feu. Dès que l'on reconnaît les premières note de Legion, les frissons se mêlent à la sueur. C'est les pogos à la nîmoise – comme on en avait pas vus depuis longtemps – mixés à la sauce marseillaise. Car oui, il y a ça de plus, un public qui s'est déplacé et sait exactement pourquoi il est là : pour tout donner sur Hell Death Samba et ensuite aller puiser au fond du fond de ses réserves et découvrir une énergie insoupçonnée à faire vivre leur musique avec eux. Même si la voix de Paula semble lointaine, les paroles scandées retentissent dans notre tête comme un envoûtement. Les solos d'Arthur ont fini de nous faire imploser. L'énergie est contagieuse  et bien évacuée. Une fois que Satan nous a consumé, J-C nous exorcise!  On est définitivement fans de la scène garage bordelaise, qui reste fidèle à elle-même !



GUARDS


Si JC Sátan nous avaient déjà remis dans l'ambiance concert à la nîmoise, GUARDS nous y plonge directement. Impossible de ne pas penser au concert déchaîné – terminé en stage invasion – des Willowz il y a trois ans maintenant. L'on retrouve le chanteur James Follin – et sa femme au chant – ainsi que Lauren Humphrey, batteur des Willowz.  L'on arrive donc au concert conscients qu'ils ont la capacité de nous rendre fous, de créer un moment inoubliable pour peu qu'on ait l'air de le demander.  Ça tombe bien, le public accroche dès le premier morceau et l'on ne s'arrête plus jusqu'à la fin. On danse comme en famille et l'on réalise que le groupe a bien choisi son nom. Tous trois aînés de leur fratrie, ils recréent ce rapport avec le public dans leur musique et nous retournent la tête, nous fracassent les jambes comme un grand frère qui t'apprend la vie à coups de bières et de vinyles. Et j'aime autant vous dire qu'il fait bon faire partie de cette fratrie là.


BRNS : music that BuRNS your BRaiNS



Retour à la pop avec les très attendus BRNS. Rencontrés lors du festival Panoramas, l'on attendait impatiemment de les revoir sur scène afin de palper une fois de plus la puissance de leur aura. Le batteur-chanteur – et l'on imagine à quel point ce double-poste doit être difficile à gérer – nous impressionne un peu plus à chaque titre car il parvient à affoler le rythme côté percus et à faire évader notre esprit côté voix. C'est d'ailleurs les percussions qui font la force de BRNS : tout notre corps les ressent et notre esprit est inévitablement touché par la grandeur qu'elles imposent. Le chant devient alors un allié de poids en faisant monter l'émotion que les percus avaient appelées. La touche finale est l'énergie et le sourire de ces quatre musiciens : rares sont les musiciens dont le visage témoigne autant d'un bonheur sans limites de faire ce qu'ils font au moment et à l'endroit où ils le font. La passion était vraie et partagée.


KING TUFF



Les types bruts de décoffrage de King Tuff nous entraînent dans une détente sans bornes : le corps se lâche dans une excitation détendue, la danse est frénétique mais toujours dans une optique « cool ». Ils ont beaucoup à voir avec les Natural Child de Nashville – le chanteur portait d'ailleurs un t-shirt à leur effigie avant le concert -  et partagent ce même sens du vintage à-propos. Du passé ils prennent les attitudes oubliées – cette absence de prise de tête de l'homme errant américain – et une certaine idée du rock pour élévation du prosaïsme. C'est pile ce qu'il fallait prendre avant de tomber dans le revival assourdissant et  inapproprié. Ce prosaïsme terrifiant remue nos tripes d'hommes et de femmes simples et l'on se sent tous les héros de ce monde où n'importe qui ne rime pas avec n'importe quoi. C'est comme si King Tuff donnait sa chance à chacun d'entre nous. Et l'on ne regrette pas de leur en avoir laissé une. On recommencerait volontiers.


AMON TOBIN


L'attraction de la soirée nous aura régalés en long en large et en travers. L'ambiance est affolante dès les premières secondes : ce n'est pas le public qui pénètre l'univers de l'artiste mais celui-ci qui nous perce, nous encanaille et nous fait visiter des dimensions inconnues, à base de sonorités métalliques et survoltées. La violence est de mise mais elle ne se fait pas sombre comme souvent en électro : c'est une violence tapageuse, une ivresse de coups et de mouvements saccadés. A l'apogée du set quelque chose nous frappe,  surgit du fond de notre cerveau mis en suspens : cette musique auréolée par une puissance organique, à la fois palpable et tellement loin de notre réalité, semble même au dessus du sexe. L'impression se fait de plus en plus vive que ces sonorités font à notre corps ce que jamais un autre corps ne saurait lui donner comme plaisir tranché à vif, dans les saccades et les muscles en tension. Notre chair et notre sang bouillonnant deviennent notre conscience : rien ne sert de réfléchir, il s'agit seulement de se laisser dominer par la tension sonore qui jamais ne redescend. Tout s'enchaîne et l'on se retrouve assujettis par un Amon Tobin maître du jeu. Il reste discret derrière sa forteresse – inutile d'ailleurs de le regarder – mais les effets de lumière nous déchaînent sans que l'on puisse lutter, comme si le bonhomme avait misé sur tous les tableaux pour contrôler nos corps et mettre nos encéphales sur pause. L'on est pantins articulés d'une musique indicible, qui se vit avec la chair avant toute chose. AMEN.


Une soirée à dominante rock qui se termine par la claque électro et sensorielle pour la décennie à venir - qui nous ramène à l'idée que OUI nous sommes bien dans un festival - ne pouvait être aussi belle qu'à Paloma, devenue un lieu de rencontres, échanges et autres sourires niais impossibles à se décoller de la face. C'est donc tout sourire que l'on y retourne ce soir,plus assoiffées de découvertes et plus motivées que jamais, et avec vous on l'espère.


Jessyka, Lisa et Alice S.

THIS IS NOT A LOVE SONG : JOUR 1


«Ca y eeeeeeeeeeeeeeest !» avait-on envie de crier comme des adolescentes fraîchement
baptisées quand nous sommes arrivées devant Paloma hier, mercredi 22 mai, jour de
lancement du festival. Devant Paloma, la rampe a vite attiré les skateurs d'ici et d'ailleurs : canap' et fauteils sont installés pour se sentir comme chez soi, dans le confort d'un lieu comme une invitation à la passion, qu'il s'agisse de musique ou de glisser sur la planche. Ça crache du gros son en échangeant figures et anecdotes tandis que l'on se prépare à rentrer pour notre première interview et c'est dès ce moment que l'on comprend que Paloma et Come On People ont réussi à allier skate et musique sur ce festival : l'on sent que les deux domaines, souvent connectés, vont interagir, se compléter et s'enrichir, tisser des liens et rendre notre expérience du festival plus inoubliable encore.
Malgré l'annulation de PEACE, coincés à Tours avec un tour bus en panne, le public arrive et s'échauffe dans le patio – véritable havre de paix, de bière et de potes – avant les premiers concerts. Si l'on aura pas pu se délecter de la prestation de la relève rock à la sauce british PEACE – qui nous fait un peu sortir du trip Musique = Californie - , bien d'autres surprises et satisfactions nous attendaient.

EGYPTIAN HIP HOP



Pour ouvrir le festival, la grande salle se remplit et accueille Egyptian Hip Hop, des british avec un certain goût du psychédélisme façon moderne, tout en teintes colorées et vives, qui percutent et apaisent à la fois. Leur univers fait planer une ambiance jeune et décalée qui convient parfaitement au festival. Ce soucis de l 'indé qui caractérise TINALS se retrouve chez eux tant par leur performance ultra vivante qui nous déplace à mille lieux du mainstream, là où il fait bon vivre la musique que par leur attitude détendue. Ce degré élevé d'insouciance se partage entre le groupe et le public, particulièrement au moment où le chanteur descend dans la fosse, nous initiant au mieux à l'esprit d'indépendance et de flirt avec la vitalité brute et le psyché frontal.

CONNAN MOCKASIN



Après une mise en bouche lors de l'interview, on ne cache pas notre attente de voir à l'oeuvre ce personnage si étrange qu'est Connan Mockasin. Et l'on est pas déçues : un ange arrive sur scène, l'on sent son aura qui fait briller ses cheveux comme des fils d'or. Et pour ne rien gâcher à cette arrivée, comme pour nous mettre à l'aise, le peignoir semble être la tenue de rigueur (si on avait su...). Enfin les premiers accords, comme un énorme tsunami, ça vous soulève les tripes tout doucement et vous emmène très très loin. Un voyage extraordinaire commence et ça vaut bien un tour du monde! Une fois le public envoûté, Connan sait qu'il fait bien ce qu'il veut de nous, il nous fait nous asseoir, nous relever à sa guise comme un prince, nous faisant participer à ce manège qui semble plaire à tout le monde. C’était nonchalant, une ballade en barque avec Lewis Caroll, un coucher de soleil sur la plus belle plage du monde, un après-midi dans un champs de coquelicots...un live de Connan Mockasin à Paloma. Mais toute bonne chose à une fin, et comme il ne faut pas abuser de ce qui est trop bon on se contentera d'un set de 45min qu'on aurait aimé rembobiner, comme un bon film que vous auriez aimé ne jamais avoir vu pour pouvoir le redécouvrir encore et encore. On sort de la salle un peu ivres d'amour, prendre un peu de répit parce qu'on sait bien que la soirée est loin d'être finie.

SAVAGES



Après la douceur toute particulière de Connan Mockasin, on passe au côté rock de la force dans le Club avec les londoniennes de SAVAGES, girls band à qui l'expression « du tonnerre » va comme un gant. Chacune des musiciennes semble parfaitement dans son élément et maître de son jeu quand elles nous crachent leur son qui sent plus le mal que le mâle. L'affaire est différente du côté de la chanteuse, Jehn (de John & Jehn, comme on aurait pu s'en douter), qui prend tout à coup des postures masculines. Habitués à la douceur de John & Jehn et à ce que les éclairs de sa voix soient seulement marqués par un coup de talon au sol ou un bras tendu vers le public, ce jeu de scène est un peu surprenant. Elle gesticule comme un homme en appuyant un peu trop à notre goût sur les variations de voix ce qui rend la chose quelque peu déstabilisante. Mais l'on si fait peu à peu et l'on en vient vite à se laisser transporter dans le tourbillon de leur prestation jouissive et particulièrement bien menée du point de vue instrumental mais aussi des paroles toujours à-propos. Le message passe coûte que coûte et l'on se laisse envoûter par leurs idées, leur musique comme un «manifeste», une invitation à vivre les choses autrement, de manière ô combien plus pénétrante, à l'image des sons qu'elles font sortir de leurs instruments torturés. L'on retiendra avec sourire la prestation de John, ayant participé à l'enregistrement de l'album, qui vient remettre une couche hard sur les intonations démentes de SAVAGES. Mention très bien pour la batteuse : redoutable de vivacité, elle laisse échapper tous ses démons quand elle donne le rythme en remuant tout son petit corps prêt à exploser, à se laisser aller à ce côté pur d'un rock comme un retour aux sources, qui voit la beauté du prosaïsme sans en faire des tonnes. Droit au but, voilà comment les SAVAGES semblent procéder dans leurs compositions.

DEATH GRIPS



Death Grips est une bête sauvage qui se jette sur toi pour te mettre en pièce, tu ne la vois pas arriver,et quand elle repart c'est déjà trop tard. Elle ne te laisse aucun répit, mais en réalité, tu as adoré ça !
Ce n'est pas la mort qui s'accroche mais tes tripes à ta carcasse, luttant pour ne pas sortir
de ton antre sans dire au revoir, propulsées par l'énergie débordante du chanteur -
monstrueux dans sa splendeur - et ses crachats de haine trop longtemps réprimée, restée
terrée alors qu'elle ne demandait qu'à sortir en musique, en cris et en mots à peine
perceptibles nous invitant à plaquer sur eux nos propres idées, frustrations ou révoltes. Le résultat est bouillonnant, prenant et l'on s'accroche jusqu'au bout tant que cette
admiration, cette entrée en Death Grips est une bête sauvage qui se jette sur toi pour te mettre en pièce, tu ne la vois pas arriver, et quand elle repart c'est déjà trop tard. Elle ne te laisse aucun répit, mais en réalité, tu as adoré ça !
profondeur dans leur univers se fait quelque peu terrifiante.

L'on sort de là retournés, les jambes tremblantes et la tête transformée en ghetto. Tout
fuse et l'envie de cogner et de sauter partout n'en démord pas. Mais Paloma a tout prévu
et l'ambiance relaxante du hall et du patio pour ramènent à la réalité d'un festival qu'il fait
bon vivre entre potes, tout sourire, bière à la main et clope au bec. Alors plutôt que se jeter sur le premier venu pour lui retourner la claque du siècle, on va plutôt se faire tirer le portrait dans la photocabine histoire d'immortaliser les moments d'intensité qui viennent de s'ancrer en nous.

ANIMAL COLLECTIVE



L'effet catharsis produit par Death Grips est efficace : après avoir évacué toute notre haine via nos muscles en tension, l'on est fin prêts pour un retour à l'ambiance planante et décousue avec Animal Collective. L'on passe de la posture d'ado tapageur à celle de l'enfant émerveillé quand on découvre le décor d'Animal Collective, à peine remis du set précédent. L'effet est immédiat : l'on a envie de voir comment leurs sons, leurs voix et leurs tripes se projettent sur ce décor, l'animent et nous le rendent comme un rêve devenu réalité.

Le groupe tant attendu commence à jouer, on sent la tension monter parmi les fans, l'incertitude et la curiosité chez les autres. Animal Collective laisse parfois des impressions mitigées, on adore ou on reste perplexe. Alors qu'ils installent une ambiance psychique spectaculaire, on ne peut détacher nos yeux de ces gigantesques dents où une flopée d'images projetées nous allument des lumières dans le cerveau. Le morceau commence, le « Geologist » avec sa lampe frontale se détache sur fond d'explosions et d'animations épileptiques, tandis que le chanteur nous fait commencer le voyage. Puis le batteur et le bassiste le suivent en canon. Ce dernier, en combinaison immaculée, finira par danser au milieu de la scène, jusqu'à l'apogée finale de la soirée.


Une première soirée passée dans la fraternité nous aura donné un avant-goût formidable. On se sent à la maison, entourés de personnes prêtes à échanger et transformer ces quatre jours en une expérience inoubliable. Comme Connan Mockasin qui vient danser pendant le set de ses copains d'Egyptian Hip Hop, le copinage et la fraternité nous a mis le sourire aux lèvres pour les trois prochains jours au moins.
On y retourne de ce pas pour Merchandise, The Intelligence, Melody's Echo Chamber, les copains de Valencia Motel mais aussi JC Satan, Nick Waterhouse, Guards ou encore BRNS ou King Tuff. Sans oublier Amon Tobin qui clôture la soirée avec son live Two Fingers.


Jessyka, Lisa et Alice S.

LE CLIP DE LA SEMAINE #100 (SPECIAL THIS IS NOT A LOVE SONG FESTIVAL)



Premier clip de la semaine à trois chiffres cette semaine ! Celui-ci tombe à pic pour les quatre ans, passés à toute allure, de TADOT. Une semaine également particulière car elle accueille la première édition du festival THIS IS NOT A LOVE SONG, du  mercredi 22 au samedi 25 à Paloma (Nîmes).

C'est donc avec grand plaisir que ce 100ème clip est dédié à Come On People et Paloma, à l'initiative du festival. On se matte donc la vidéo de Watch The Corners, titre issu du dernier album en date de Dinosaur Jr (I Bet On Sky). Une vidéo qui symbolise parfaitement le TINALS puisqu'outre la présence de Dinosaur Jr le 24, le skate s'invite à Paloma comme dans ce clip. Pour plus de détails, ça se passe ici.



Et comme un clip ne suffit pas, on vous a concocté une playlist de deux heures pour se mettre dans l'ambiance :



A demain au TINALS les amis !

Jessyka

TOUT SUR LE THIS IS NOT A LOVE SONG FESTIVAL




Le plus beau dans un festival, c'est parfois cette douce attente mêlée d'excitation quand les dates si bien mémorisées approchent : du 22 au 25 mai à Paloma (Nîmes) on se bouge pour la première édition du This Is Not A Love Song. La programmation de cet Indie Music Festival n'a rien a envier à un Primavera ou à un Dour Festival si l'on se met à l'échelle d'une ville comme Nîmes et des deux scènes de Paloma : pointures, artistes confirmés et découvertes se mêlent pour former un panorama musical aussi riche et diversifié qu'intense et cohérent. En somme, la programmation suffit à donner à n'importe quel auditeur un peu confirmé l'envie de braver les tarifs de la SNCF pour se rendre à Nîmes la semaine prochaine. Et l'on espère bien que c'est votre cas.

Mais chez TADOT l'on a quelques raisons supplémentaires de se rendre au festival, des raisons sentimentales que l'on entend bien vous faire partager. Il y a trois ans, TADOT était encore un embryon. C'est à cette époque que nous avons rencontré les membres de l'association Demande Moi de M'Arrêter (DMDMA)  qui jouaient des coudes pour programmer dans les bars nîmois des pointures du rock indé et garage. S'en sont suivi des mois de collaboration puisqu'ils ont comme qui dirait rythmé notre quotidien musical des Kits aux Willowz en passant par les Urges ou Hey Hey My My. Si leur travail représentait déjà beaucoup, les membres de DMDMA voulaient jouer dans la cour des grands pour le plus grand bien du public nîmois. "Le but du jeu c'est qu'on existe encore dans deux ans parce qu'à ce moment là il y a la SMAC qui va ouvrir et on pourra vraiment avoir des gros projets, faire des gros cachets comme les Hives, les Brian Jonestown Massacre, Black Rebel Motorcycle Club. Parce que tous ces groupes on pourrait les faire, il nous manque juste une salle." nous confiait Mathieu à l'époque. 


Des espoirs devenus réalité, donc, en Septembre dernier avec l'ouverte à Nîmes de la sublime Paloma, SMAC construite par les architectes de la nantaise Stereolux et dont le directeur n'est autre que Fred Jumel, l'ancien directeur de la SMAC dijonnaise, la Vapeur. Entre temps, DMDMA a laissé place à Come On People, une même équipe à quelque chose près mais surtout un travail d'une toute autre envergure. En quelques mois, nos programmateurs bien-aimés ont convoqué sur la scène nîmoise Ty Segall, Frustration, Cheveu, Electric Electric, Gallon Drunk ou encore GaBlé. L'on ne saurait minimiser la joie qui a été celle des copains de Come On People de faire venir de tels artistes et l'on sait qu'ils les reçoivent toujours avec autant d'amour. "Il y a un truc important c'est qu'on en fait jamais assez pour un groupe : ils sont toujours bien reçus. Peut-être qu'il y en a qui diront qu'on en fait trop. Ça arrive qu'on fasse rejouer des groupes parce qu'ils étaient très content de leur première date." nous confiait Mathieu quelques années plus tôt, et l'on aurait pas de mal à l'imaginer nous dire la même chose aujourd'hui.


This Is Not A Love Song constitue donc une étape à ne pas manquer dans le parcours de Come On People : la première édition d'un premier festival dont la programmation révèle déjà la maturité.

Trêve de sentiments, parlons musique avec une petite présentation de la prog en trois grandes catégories : pointures, confirmés et découvertes.


LES POINTURES

Animal Collective, un air des Smiths de 2013

Animal Collective

Avant leur passage à Primavera le Jeudi 23, les membres d'Animal Collective s'arrêteront en terre nîmoise afin de pimenter une soirée d'ouverture déjà bien chargée avec entre autres Connan Mockasin, Death Grips ou PEACE. Ces bonhommes méritent bien leur place dans la catégorie pointure : avec onze albums en treize ans de carrière, ils ont réussi le pari de créer un son véritablement nouveau à l'heure d'une musique indé trop souvent qualifiée de "stagnante". Leur univers esthétique très psyché donne à leurs lives une force toute particulière qu'il fera bon découvrir ou redécouvrir sur la scène de Paloma.

The Breeders

Mieux vaut tard que jamais : le plus jeune public de Paloma pourra vivre une adolescence 90s avec la performance de The Breeders, groupe emblématique de cette décennie reformé au début des années 2000 pour le plus grand plaisir des nostalgiques du t-shirt nombril et de la chemise ouverte.

On s'échauffe avec leur tube absolu : Cannonball



Dinosaur JR

Catégorie pointure, Paloma, Come On People & leur fidèle public n'auraient pas pu rêver mieux que Dinosaur JR, véritables messies rock'n'roll depuis la fin des années 80. Les légendes Jay Mascis, Lou Barlow et Murph enflammeront la scène nîmoise dans ce qui ne pourra être qu'une célébration dionysiaque de l'essence d'un genre dans lequel ils sont passé maîtres. Skateurs, rockeurs dans l'âme, vieux de la vieille et jeunes filles à effaroucher ne pourront que se régaler d'un tel spectacle. Certainement le live le plus attendu du festival.

Daniel Johnston

Le This Is Not A Love Song comptera son lot de légendes puisqu'il a également invité en ses rangs Daniel Johnston dont l'oeuvre musicale aussi bien que picturale est parmi les plus brutes et touchantes qui soient. A la frontière entre minimalisme et authenticité se trouve un musicien de talent, fidèle à ses convictions et connaissant sur le bout des doigts l'art et la manière d'exprimer les choses telles qu'elles sont, dans le dépouillement le plus total. Une légende que l'on tâchera de traiter avec respect.

BlackStrobe

Côté Douce France, le TINALS comporte aussi quelques légendes. A ne pas louper, la performance de Black Strobe qui dévoile et mixe la puissance de deux genres : électro et rock'n'roll. La gravité de la voix d'Arnaud Rebotini se conjugue à des mélodies aussi dansantes que puissantes pour créer un prestation live époustouflante car dégageant des énergies multiples. Une prestation que nous avons su apprécier lors du festival Panoramas et que nous avons hâte de retrouver à la maison, sur la scène de Paloma.

Amon Tobin

Exotisme et originalité seront de rigueur avec Amon Tobin, légende de la musique électronique dans sa forme la plus recherchée, qui viendra présenter son projet TWO FINGERS en terre nîmoise. Plus qu'un live, le bonhomme nous promet une expérience dans laquelle le son novateur vient se placer en prétexte à explorer nos propres galaxies, à découvrir et explorer les sphères cachées.

En guise de mise en jambe, le clip de Vengeance Rhythm qui conjugue Massacre à la tronçonneuse à Monstres & cie.


LES CONFIRMES 

Bass Drum Of Death, un nom comme une promesse de pogos dans la grande salle.

Busy P

A la frontière entre pointure et artiste confirmé, l'on trouve Busy P a.k.a monsieur ED Banger Records. Producteur de génie et véritable chasseur de têtes à qui l'on doit la mise en avant de Justice, Mr Oizo ou encore feu DJ Mehdi, Pedro Winter nous promène de surprise en surprise. La prochaine sera son live ED Banger Mega Mix, composé à l'occasion des dix ans du label au cours d'une résidence à Paloma. Un seul mot de conclusion : hâte.

Egyptian Hip Hop

Un groupe sacré artiste confirmé après un seul album paru l'année dernière ? Si cela peut paraître un peu fort de café, l'écoute dudit Good Don't Sleep explique tout. Petit chef d'oeuvre de la relève mancunienne (aux côtés des regrettés WU LYF), cet album est un trésor d'espoir quant à l'avenir des musiques actuelles où se croisent électro, rock et pop pour former un son ravageur duquel s'élève une aura planante. Prochain défi : l'étape live sur la scène de Paloma le 22 Mai.

Connan Mockasin

La soirée d'ouverture de TINALS se fera entre potes puisque le très onirique Connan Mockasin a recruté sur sa tournée le chanteur d'Egyptian Hip Hop. Le néo-zélandais promet de nous emmener très loin dans son univers haut en couleurs et en sphères à explorer entre terre et mer. L'étrange et le rêve s'inviteront donc sur la scène de Paloma.

Death Grips

Avec Death Grips, trio californien de Sacramento, le hip-hop se conjugue à la sauce punk pour nous remettre au goût d'un genre qui s'est trop souvent abaissé à l'entertainment pur et dur. Le genre de mecs qui mettent leur album en téléchargement gratuit dans l'accord de leur label pour une indépendance forcée et d'une beauté sauce tripes apparentes. Attention Paloma, tu risques de trembler.

JC Satàn

Slovenly et Teenage Menopause Records ont réussi a réconcilier le Christ et Satàn en la personne de cinq rockeurs et rockeuses fougueux et tapageurs. Leur dernier LP, Faraway Land, est à mettre d'urgence entre toutes les mains tant il te brutalise autant qu'il te donne d'amour, te prend et te retourne pour finalement te faire mille bisous dans le cou, la main fermement agrippée au sein. Le meilleur du bien et du mal sur la scène de Paloma le 23 Mai. 

Hanni El Khatib

Sous un exotique se cache un bonhomme qui s'attache à produire un rock à l'énergie américaine, pure, dure, originelle et sublime dans toute sa décadence. Après le fougueux Will The Guns Come Out, El Khatib est revenu en force avec Head In The Dirt, petite bombe savamment produite par Dan Auerbach. L'ombre des Black Keys, de la rock'n'roll side américaine et du rivage californien planeront donc sur Paloma lorsque nous reprendrons tous en coeur "WE ARE FAMILY". Hanni El Khatib entend bien nous fédérer et l'on compte sur vous pour suivre le mouvement.



Bass Drum Of Death

Présentés sur le même label qu'Hanni El Khatib - Innovative Leisure - l'on trouve un groupe de garage comme on les affectionne chez TADOT : Bass Drum Of Death. Leur musique est une confrontation brutale entre l'auditeur et ses émotions les plus brutes, sauvages. L'inaugural GB City (2011) sera suivi d'un album éponyme à paraître le 25 Juin. Pour l'heure, le single Shattered Me est en écoute et annonce foule de ravages à Paloma où la sueur, les cris et la danse frénétique seront au rendez-vous. Sortez vos agendas.

Mac deMarco

Mac deMarco c'est la déconne montréalaise, un type qui sans se prendre au sérieux parvient à produire une musique touchante et rayonnante en présentant ses rythmiques dans leur plus simple appareil, seulement ornées de sa voix de crooner qui nous conte un quotidien vécu avec justesse et harmonie. Même avec seulement un album derrière lui, Mac mérite amplement le statut d'artiste confirmé et surtout à suivre de très près car son succès et son talent risquent de s'étendre largement et rapidement.

Hifiklub

Issus d'une scène toulonnaise de grands crus (Mina May, Appletop), Hifiklub  est un groupe franc autant à la scène qu'à la ville, ce qui leur a permis de tisser une belle amitié avec les membres de Come On People chez qui l'on retrouve les mêmes qualités. Espérons que cette amitié se fera sentir à Paloma et viendra faire planer sur la grande salle l'ombre intimiste de leur performance nîmoise passée. En effet, l'on se souvient de leur prestation aux côtés de Troy Von Balthazar dont les archives du blog témoignent ici et . TINALS sera l'occasion de découvrir sur scène l'album Coast to Coast enregistré à L.A.

La Femme

L'on ne présente plus La Femme qui surfe depuis peu sur la vague du succès autant que Sur La Planche, le tube qui les y a menés. Leur pop rétro est à son comble sur le récent Psychotropical Berlin, sorti en vinyle chez Born Bad et dont on vous conseille de faire au plus vite l'acquisition. Pour la version live, ça se passera samedi 25 avec force vagues et tumultes on l'espère.

LES DÉCOUVERTES

BRNS, music that BuRNS your  BRaiNS

Fauve

Autre succès français, plus récent, FAUVE s'invite à Paloma pour la soirée du Samedi. Ils viendront poser leur vision d'une génération perdue et peut-être même nous donner quelques repères, si ce n'est quelques notes à se mettre en tête et quelques paroles à fredonner. L'on s'attend à un moment des plus solennel avec une musique grave, pleine de considérations qu'il fait bon explorer. Certainement le moment réflexion du festival.

Guards

Le brand new et bien-nommé trio Guards constitue un autre histoire d'amour avec Come On People. Dans la légende des concerts organisés par la précédente asso Demande moi de m'arrêter, l'on trouve celui des Willowz en Juin 2010. Petit bar et grandes émotions, les Willowz avaient retourné le 34 puis l'appartement de leurs hôtes, avec le lot d'anecdotes que cela comporte. Richie James Follin et Loren Humphrey seront de retour à Nîmes pour le TINALS mais cette fois accompagnés de Kaylie Church au chant, avec qui ils composent la pop acidulée de GUARDS.

BRNS

Bruxelles n'en finit plus de faire rêver la jeunesse européenne. Et pour cause, la scène belge produit depuis quelques années la BO parfaite pour un quotidien confortable et agréable. En tête de liste l'on trouve BRNS, rencontrés lors du festival Panoramas, qui produisent une musique des plus savamment orchestrées. Les percussions sont souvent à l'honneur façon WU LYF tandis que les voix développent un panel d'émotions à faire frémir les êtres les plus insensibles de ce bas-monde. Sur scène, l'énergie déployée par ces jeunes hommes est communicative et c'est un concert que l'on regarde le sourire aux lèvres, le pied frappant le sol en rythme et la tête pleine d'étoiles. On en redemandait après Panoramas, TINALS nous a satisfait. Espérons que vous serez séduits.

PEACE

Si la critique rock n'a de cesse de louer la scène californienne (et l'on n'est pas en reste chez TADOT), il ne faut pas oublier le talent des branleurs indé d'outre-manche. Les futures idoles de PEACE redorent le blason de l'Angleterre en ces temps de propagande west coast. Leur recette ? Rien de bien nouveau mais quelque chose de terriblement efficace : l'émotion qui se joue entre les cordes, le battement du coeur qui s'accorde aux coups de baguette et la tête qui flambe à l'écoute de paroles franches et addictives, à fredonner en toutes occasions.

SAVAGES

Savages, all-female band londonien, en a dans le crâne. La formation est portée par Jehnny Beth au chant, qui n'est  autre que notre française expatriée de John & Jehn.
Ici, l'énergie est carrément plus post-punk que chez J&J, et l'on sent sur chaque morceau la volonté d'aller droit au but et coeur des choses, de faire jaillir dans le son les évidences oubliés, les choses les plus simples que l'on finit par ne même plus remarquer. Leur musique est clairement réflexive et l'écriture y tient un grand rôle.

Valencia Motel

Un peu de talent local ne fait pas de mal dans un festival. C'est pourquoi TINALS invite Valencia Motel, des locaux en or qui distillent un pop rock très british et toujours rafraîchissant. A la basse l'on retrouve Pablo de l'asso Come On People pour qui la soirée du 23 Mai sera donc chargée entre orga et prestation. Ah, les nîmois et leur hyperactivité !



Et pour y voir plus clair, la prog' complète jour par jour :



SKATE & MUSIC @ THIS IS NOT A LOVE SONG FESTIVAL



Le skate s'invite à Paloma le temps du This Is Not A Love Song festival. Programme ci-dessous.

 1 • Un rendez-vous pour les novices
Initiation gratuite pour les enfants le mercredi 22 mai de 14h à 15h et samedi de 14h à 15h
2 • Des démos orchestrèes par des pros de la discipline sur une rampe originale et graffée pour l’occasion par des artistes nîmois  :
  • Doble skateboards – Mercredi 22 mai de 17h à 19h
  • Blaze skateboards – Jeudi 23 mai de 17h à 19h
  • Antiz versus Trauma – Vendredi 24 mai de 17h à 19h
  • Cliché – Vendredi 24 mai à partir de 14h
3 • Un free access à la rampe le reste du temps

4 • Contest Best Trick
Le samedi 25 mai à partir de 16h  dans la Rampe.
Le son sera assuré par Mr Cue de Kicking record

+ Les Stands présents sur le parvis : 
  • Stand de la Jeunesse
  • La « Planche à roulettes »
  • 340 ms & Kicking record.



Pour votre plus grand plaisir, quelques vidéos en guise de mise en jambe :

Côté culte de la force


Côté nîmois de la force


Côté clip de la force


Côté trip de la force


Côté girl power de la force


Rendez-vous dès mercredi prochain pour un festival tout en musique et en glisse !

Jessyka

 
Design by Free WordPress Themes | Bloggerized by Lasantha - Premium Blogger Themes | Press Release Distribution